Evènements


05.12.12 - 09.12.12

Voyages Oniriques


JOYCE

LUZ ALIES GUINARD a le plaisir de présenter les voyages oniriques de JOYCE pour la première fois à l’espace Alies Guinard.

« Soumis aux cycles cosmiques et à l’énergie qu'ils véhiculent ; les hommes pour trouver leur juste place doivent appréhender leur essence et rechercher l’adéquation à leur environnement.
La raison est insuffisante à éclairer le réel et à comprendre le non compréhensible. Elle ne révèle jamais qu'un angle de vue.

Le monde est vibrations : perceptibles, imperceptibles, elles guident l’homme.
Ce sont ces sensations vibratoires qui accompagnent la main qui peint comme une écriture automatique, dans un état d’apaisement quasi méditatif » Joyce 2012.
Pour mieux comprendre le travail de Joyce qui selon la classification de l’historien d’Art Francis Parent s’inscrit dans le courant des arts singuliers, avec une part forte d’intellectualité et renvoie à des messages souvent teintés de spiritualité , nous devons partir en voyage en Chine où elle s’est rendue pour étudier la médecine traditionnelle et pratiquer le gi gong (art martial), deux disciplines ancestrales qui trouvent leur fondement dans l’appréhension de la circulation de l’énergie, en Afrique, Nouvelle Zélande et Australie où elle a été à la rencontre des peuples primitifs. Le regard porté sur les créations africaines fut lui aussi le déclic qui aurait propulsé des artistes comme Matisse ou Picasso dans l’avant garde et dès 1984 l’exposition organisée par le MOMA questionnait sur l’attrait de certains artistes pour l’art primitif.
Notre voyage nous demande d’accepter des concepts venus d’autres cultures, de pratiquer d’autres expériences sensorielles. D’oublier la verticalité de la toile, les pinceaux, brosses et couteaux ou autres outils de l’artiste contemporain occidental.
Nous devons voir le monde avec une autre vision, un autre angle moins rationnel. Il faut accepter aussi l’engagement physique – peinture à même le sol, ou sur des supports posés a plat, - usage de brindilles, feuilles, plumes, baguettes de bois pour déposer les pigments, l’huile ou l’acrylique sur la toile, sur le panneau de bois, sur le totem. Il faut accepter également l’engagement psychique. La reliance avec le cosmos, la forte présence de l’énergie vitale et créatrice qui porte la main de l’artiste et transforme son travail en une œuvre spirituelle quasi automatique après une pratique méditative.
Car c’est ainsi que Joyce peint, à la frontière de deux mondes, de plusieurs cultures mêlées, citoyenne de l’univers.
Comme l’ont fait au début du XXème siècle les pionniers allemands du mouvement Die Brücke et particulièrement Nolde qui ont jeté des « ponts » entre deux modes de vie, celui de l’homme qui vit en accord avec la nature mystique et bienfaisante et un futur purifié des affres de la société matérialiste. C’est chargé des archétypes ancestraux, essentiels à la culture, trop souvent absents de nos civilisations industrielles, teinté d’abstraction et de couleurs primaires que vous aborderez ses toiles. Vous plongerez dans l’interprétation de la nature, de la vie moderne, ressentirez, introspecterez, vivrez cet art informel mais structuré, cet imaginaire que vous ferez votre et aurez plaisir à diffuser, à explorer, à expliquer à vos amis.

Chatillon le 5 décembre 2012

plus d'infos sur : http://www.joyce-art.com





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